A l’attention de Monsieur le Bâtonnier de Paris

Publié le par NORBERT KANZANZA

Monsieur le Bâtonnier,

Je suis probablement fait du même ADN que Toumani et Lucie.

Je suis fait très sûrement et très exactement du même ADN qu’Adam et Eve, le même que DjoserKhufu, Ramsès, Sethi, Toutankhamon, Akhenaton, Néfertiti, Néfertari ;

Le même qu Abraham, Noé, Moïse, Isaïe, Jean, Joseph, Marie, Jésus, Mahomet, Bilal ;

Le même que Tenkamenin, Taharka, Osei tutu, Mutato, Moshoeshoe, Menelik ii, Mansa Kankan Mussa, Behanzin Hossu Bowele, Askia Toure, Affonso I ;

Le même que Manco Capac, Yahuar Huacac, Viracocha, Pachacútec, Túpac Amaru, Pacal, Itzcóatl, Moctezuma I, Ahuitzotl.

Mais tout aussi le même ADN que gengiskhan, césar, hitler, Saloth Sar pol pot.

Ce même ADN me relie aussi aux foules innombrables qui ont connu le privilège de la morphologie et de la pensée humaines, du fœtus à peine formé au vieillard recordman du séjour le plus long sur terre, en passant par l’homme enfermé toute sa vie durant dans une caverne sans avoir soupçonné l’existence de la lumière.

A toutes les époques ces frères et semblables en ADN ont vécu ensemble. Ils vivent et vivront côte-à-cote jusqu’à l’ultime instant.

Afin d’assurer une cohabitation paisible voire harmonieuse, les groupes humains ont adopté des codes spécifiques et communs, des règles à observer. Du plus petit groupe humain constitué à la plus grande communauté, ce mode de fonctionnement a prévalu. Il a été la condition impérative de la pérennité de l’espèce humaine.

Parce que les communautés humaines s’étendaient territorialement et démographiquement, les techniques inventées pour se déplacer ont mis tous les groupes humains en contact les uns avec les autres. L’idée s’imposait en 1948 de considérer l’ensemble des humains comme une communauté d’êtres devant bénéficier d’un certain nombre de droits fondamentaux communs : les droits universels de l’homme furent proclamés. Toutes les nations furent invitées à les adopter et à les mettre en pratique.

 

Nos droits reflètent nos valeurs.

Qu’ils soient communautaires, nationaux ou universels, nos droits proclamés, nos codes de bonne conduite dépendent et découlent des connaissances que nous avons acquises sur notre propre humanité et de la valeur que nous lui reconnaissons.

Lorsque Bouddha, Gandhi, Hampaté Bâ, Jésus, Mahomet, Lao Tsé et ceux qui leur ressemblent se réuniront et se pencheront sur les droits humains universels, nous avons la certitude absolue qu’ils parviendront à des principes qui, à eux seuls et dès leur annonce, relèveront tout être au dessus de lui-même.

C’’est alors ce que nous connaissons aujourd’hui, la déclaration universelle des droits de l’homme, ne pourra être, au mieux, que le minimum vital par lequel un être humain doit appréhender son  existence. Eduquer le monde sur la base d’un minimum proclamé a un double effet immédiat : toute conscience sait désormais se situer et, la nature humaine ayant une propension à évoluer, l’évolution des dits droits minimaux proclamés deviennent un exercice d’accomplissement naturel. Ces droits forment alors un tremplin à partir duquel de millions d’êtres vont se lancer dans l’exploration d’autres horizons afin de conquérir d’autres droits. Cet effet est immédiat. L’aventure humaine devient exaltante et tout un chacun se sentira concerné. La déclaration connue des droits de l’homme à ce jour ainsi que ses dérivés constituent un plancher, un point de départ, un filet de sécurité, une ligne rouge en dessous de laquelle il n’y a qu’inhumanité. Ce plancher est loin de refléter les réelles connaissances accumulées par le genre humain depuis des siècles. Il n’est pas non plus le résultat du bon sens de la Vie. Il est tout juste un compromis de quelques hommes de bonne volonté dont les connaissances se situent à des degrés divers. L’intention en est pourtant louable et honorable. La volonté de l’inscrire dans le patrimoine commun humain en est sans doute le plus grand mérite. Ceci étant, si cette déclaration devait aider à résoudre un certain nombre des problèmes, les esprits fort mal intentionnés et calculateurs l’agitent comme un idéal à atteindre. Or l’idéal humain dans sa nature est bien au-delà de ces droits figés et placardés sur des murs comme des crucifixions. Des millions de mes semblables savent cela et le sentent continuellement. Les droits proclamés n’éclairent personne au monde parce qu’ils ne contiennent aucune lumière. Mais ils constituent un socle de départ, un pis-aller dont nous devons être comptables car il permet d’assurer une paix relative dans le monde avec des résultats que l’on sait. Les pires ennemis de ces droits sont ceux qui en ont fait un idéal car ainsi ils facilitent la tâche à tous les esprits mal intentionnés qui fomentent toutes sortes de complots inhumains et dégradants parce que ces dits droits sont présentés comme difficilement accessibles. Tout être humain a le devoir de se dresser à chaque fois qu’un droit humain énoncé est bafoué quelque part. Ce devoir incombe encore plus à tous ceux qui ont librement choisi d’exercer métier et profession de justice.

 

Les droits : piège mortel ou planche de salut ?

Lorsque l’on désigne une surface comme plancher et de surcroît élastique, tout être humain qui s’y tient va irrésistiblement et tout naturellement tourner son attention, son énergie, ses forces vers le dessus de sa tête. Ce qui est sous le plancher ne l’intéresse nullement. Seules  lui importent la solidité et l’élasticité du plancher sur lequel reposent ses pieds. L’éventuelle fosse qui se trouverait sous ce tremplin serait un motif supplémentaire de redoubler ses élans afin de s’en éloigner définitivement. Mais en connaître l’étendue et la profondeur ne lui rapporte rien. Pour autant que les mailles soient bien serrées, le tremplin élastique faciliterait les élans et les bonds spontanés propres à l’être humain.

Malheureusement au vu des entorses et des violations flagrantes, quotidiennes et massives dont l’homme, bénéficiaire des ″droits de l’homme″, est victime, il est légitime de porter un regard lucide sur ces droits protecteurs. Les résultats observés montrent que ces droits sont lion d’être un tremplin vers le meilleur, ils apparaissent plutôt être un grillage à grosses mailles à travers lequel la chute dans les abîmes guettent tout mortel. Nul n’y est à l’abri. Des forces soucieuses d’autres choses que de l’excellence humaine se postées aux abords du grillage, fomentent des complots dont le but est de choir des humains dans le gouffre, pour leurs seuls intérêts. Toutes ces forces ne sont pas instruites sur la base de ces droits proclamés sinon elles n’existeraient nullement. Autrement dit ces droits n’empêchent pas l’émergence des entités dont la finalité est de porter des coups fatals aux dits droits. Les droits de l’homme sont une énorme passoire à disposition des entités rétrogrades organisées en bataillons et sévissant partout.

Néanmoins ces mêmes droits ont permis aussi de sauver des vies humaines, dans des proportions infiniment moindres que les victimes de leurs violations. Ce déséquilibre est sans doute le résultat direct d’un fait notoire : les tenants des pouvoirs ne sont que peu nombreux à avoir fait une immersion totale dans la connaissance des droits de l’homme. Ils n’ont pas reçu de formation sur cette base car alors le monde aurait un tout autre visage. Ils sont prompts à saluer la mémoire des jeunes gens mitraillés sur les hautes falaises des côtes normandes, mais ils n’en perpétuent pas l’esprit d’engagement. Ils ne sont pas fils de droits de l’homme.

Reste la poignée de ces êtres qui, conscients de la fragilité des droits reconnus n’en veulent pas moins les voir s’appliquer dans ce qu’on peut en tirer de meilleur.

 

L’ascension personnelle

La quête de l’excellence étant ouverte à chacun, je me suis vêtu de l’humilité humaine d’ici bas afin d’explorer d’autres voies. Je me suis soumis aux lois surhumaines pour rester debout et vivant dans les épreuves affrontées. J’ai pu ainsi traverser le pays de grands tonnerres et foudres. J’ai connu le pays aux milles soleils mille fois plus chauds que le nôtre. J’ai séjourné dans le pays de la grande forêt où nul arbre ne dépérit, dont les branches s’inclinent jusqu’à hauteur d’homme lui tendant le fruit avant le moindre signe de faim, le pays où l’on rencontre le seul oiseau doué de parole, le pays où l’eau ne provient d’aucune source sous le pied ni du ciel mais sort directement des troncs des arbres.

Puis je me suis humblement abandonné à la Vie qui m’a hissé au sommet des sommets d’où j’ai communié avec l’univers infini et toute la création qu’il contient.

Du sommet j’ai jeté mon regard vers le lointain monde des humains. Et j’ai vu ; et j’ai compris :

Depuis l’origine la Vie façonne une merveilleuse bougie au milieu de laquelle Elle place une mèche en or. La Vie offre à la bougie la seule chose précieuse de l’univers, Sa flamme. Tant que la bougie reste droite, sa flamme éclaire et réchauffe. La Vie offre encore à l’homme ses pouvoirs afin de partager ensemble l’édification de l’univers et il s’en réjouit. L’homme prend conscience des perspectives que lui ouvrent ces nouveaux pouvoirs. Il conçoit d’en user à son unique profit sans partage. L’homme se détourne de la Vie renverse la bougie. La flamme allumée étant éternelle, il devait arriver ce que l’homme ne pouvait prévoir. La flamme ne se nourrit plus de la bougie, elle la consume. En désespoir de cause de rendre à la bougie dans sa position originelle et surtout ayant perdu la mémoire, l’homme se console en s’attribuant le mérite de l’avoir renversée ! C’est le seul et unique pouvoir qu’il n’ait jamais exercé, la seule œuvre qu’il ait accomplie dans l’univers. Tous les autres pouvoirs dont l’homme tire profit de son vivant ne sont que petites parcelles de ce premier. L’homme n’a jamais su en exercer un autre.

Pour l’avoir éprouvé et reconnu comme tous ceux qui le furent avant moi, Bouddha, Abraham, Jésus, Mahomet etc. je me dois de laisser à mon prochain toute chance de changer sa vie afin de découvrir ces merveilles dans la liberté. Je ne puis être celui qui entrave l’épanouissement de l’humanité par ses actes.

Mes torts

Or voilà que je suis accusé par un avocat, Me Jean-Michel QUILLARDET, de lui avoir porté préjudice à maintes occasions. Toutes les preuves sont dans ses propres écrits :

Le 17 janvier 07,

″ C’est dommage que vous ne m’ayez pas, à la lecture de mes conclusions, indiqué que le site internet n’avait pas repris l’intégralité de votre plaquette. La pièce que vous m’avez montrée au cours des débats n’ayant pas été produites aux débats judiciaires  et,  en  tout  cas,  n’ayant  pas  été  communiquées  aux  débats  judiciaires  par  mon confrère précédent, et vous ne me l’avez pas non plus communiquée.″

Les mots parlent d’eux-mêmes, un dommage lui a été causé par absence de vraies informations…

 

Le 9 février 07,

Le problème est que l’original du constat d’huissier tel que vous me l’avez ensuite produit ne démontre absolument pas cette contrefaçon, à mon sens. Je pense que c’est ce que vous auriez

du me  faire  valoir  lorsque  vous  avez  reçu mes  propres  conclusions  où  je  développais  cette argumentation mais,  en  fait,  qui, me  semble-t-il,  ne  correspond  pas  à  la  réalité  du  constat d’huissier avec lequel une confusion a été entretenue des copies de votre propre plaquette qui, en fait, ne figuraient pas sur les sites en questions. ″

Comme vous pouvez le constater, je suis fautif d’avoir produit l’original du constat d’huissier de justice après l’audience de plaidoirie…

 

Le 11 février 07,

C'est inutile de venir. Je vous l'envoie.

Je vous répète à nouveau que devant le tribunal vous ne pouvez rien faire. Attendons la décision et ensuite nous aviserons

Je suis coupable d’avoir réduit toute diligence de l’avocat à l’état d’inutilité…

 

Le 6 mars 07,

Or, lors des débats oraux, lorsque j'ai présenté la copie du procès-verbal d'huissier que j'avais à mon dossier, non l'original que vous m'aviez remis ensuite, les avocats ont fait savoir qu'il y avait dans le procès-verbal d'huissier la saisie de la marque, mais aucune espèce de saisie des dessins et modèles qui permettait de démontrer la contrefaçon de l'invention de la plaquette. Et, par conséquent, en effet, devant cette réaction orale, je n'ai pu que m'en remettre à l'appréciation du Tribunal puisque le procès-verbal d'huissier en original qui m'avait été donné en copie était, en quelque sorte, dans le fatras des pièces annexées à différents éléments photocopiés qui laissait apparaître cette confusion.

Je suis coupable de manipulation d’avocat le plongeant dans une telle confusion mentale qu’il en est réduit à subir les événements…

 

Le 20 mars 07,

En ce qui me concerne, je constate que vous m’avez induit en erreur…

Par  contre,  à  la  lecture  de  mes  conclusions,  vous  auriez  pu  rectifier  très  exactement

l’argumentation  qui  s’appuyait  sur  des  éléments  de  pièces  qui m’avaient  été  transmises  de manière très confuse.

Dès le départ, j’avais exprimé la volonté de l’induire en erreur et fort logiquement je ne pouvais rectifier. Je suis coupable d’avoir menti sciemment…

 

Le 26 mars 07,

Les pièces officielles du dossier ne  contenaient aucune  espèce de contrefaçon de  la conception et de votre plaquette

Les dites pièces officielles étaient sur Internet. Comme soutenu le 17 janvier 07, je ne lui ai jamais remis Internet. Je suis coupable de ne pas lui avoir fourni une connexion Internet afin qu’il puisse accéder aux dites preuves de contrefaçon…

 

Le 30 mars 07,

Si vous venez faire du scandale dans mon cabinet je ferais appel à la police… si vous continuez ce harcèlement c'est moi qui porterais plainte contre vous.

Scandale…Police…Harcèlement…Plainte contre moi. Les mots parlent d’eux-mêmes. Je suis coupable de l’avoir tellement malmené qu’il a du envisager la protection de la police. Tout harcèlement d’où qu’il vienne est puni par la loi. Je suis prêt !

 

 

Monsieur le Bâtonnier, vous avez la charge officielle d’assurer la protection des droits des avocats. Il ne fait aucun doute qu’au vu des éléments ci-dessus exposés, vous serez convaincu du bien fondé d’une action judiciaire à mon encontre au seul profit de Me Jean –Michel Quillardet.

L’ensemble des courriers dans lesquels vous retrouverez ces griefs contre moi sont déjà en votre possession si j’en crois votre courrier du 7 février 08.

Dans tous les cas je suis votre disposition pour apporter tout élément pertinent susceptible de faciliter les poursuites judiciaires que vous vous apprêtez à engager contre moi.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Bâtonnier, à mes convictions d’homme engagé dans l’accomplissement de la justice.

Publié dans Bâtonnier de Paris

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