Lettre de rappel n°2

Publié le par NORBERT KANZANZA

Monsieur le Bâtonnier,

 

Tout être qui connaît le firmament de la Conscience Humaine y découvre la vraie nature de la destinée de l’humanité. Il reconnaît aussi les chemins qui y mènent : la beauté, la bonté, la justice, la droiture, l’amour, l’excellence.

Quand il revient parmi les siens, au beau milieu du destin que se forgent les êtres humains de leur vivant, il manque toujours de faire un arrêt cardiaque en raison de ce que ses semblables font de toutes les ressources mises à leur disposition, les matérielles comme les immatérielles. Il réalise qu’il est enchainé à un destin de mort. L’être humain se fabrique quotidiennement un destin de mort. Son monde ressemble à une décharge d’immondices d’où émanent les mauvaises odeurs qui révèlent la nature de ses pensées et de ses actes.

L’être éveillé, qui tend son oreille sur le verbe du monde, ne perçoit que divagations et murmures étranges promulgués par des esprits arides et inféconds. Et quand il porte son regard sur les conditions de vie, il ne voit que des cœurs secs. Quasiment rien ne peut y pousser.

Devant cette tragédie se déroulant à coté d’une profusion des richesses ennoblissantes, l’éveillé, instruit au bonheur suprême accessible de l’humanité, appelle ses semblables sur les chemins de la vérité, de l’amour, de la justice et de la bienveillance. Le sort de toute l’humanité est en jeu. Chacun des gestes et comportements de chaque humain détermine le sort de toute l’humanité. C’est la vie par l’excellence ou la mort par médiocrité !

 

De Gandhi nous héritons de ces trésors :

 

« Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes. »

«J'ai pour but l'amitié avec le monde entier. Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition au mal.»

«L'homme est soumis à l'obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales.»

«La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.»

«Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre.»

«La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.»

 

De M. L. King Jr, encore des trésors:

 

«Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons.»

«Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l’homme de sa voie.»

 «Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui.»

«Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier.»

«L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut.»

«Un homme devrait faire son travail si parfaitement que les vivants, les morts, et ceux encore à naître ne puissent faire mieux.»

«A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis.»

«L’homme bon ne regarde pas les particularités physiques mais sait discerner ces qualités profondes qui rendent les gens humains, et donc frères.»

«Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle.»

«La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis.»

«Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.»

«Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.»

«La haine trouble la vie ; l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l’amour la rend lumineuse.»

 

Bang ! Bang !

Le tonnerre ne gronde pas. La foudre ne frappe pas.

Deux de plus célèbres apôtres de la non-violence s’écroulent sous les plombs des violents, ceux-là mêmes qui transforment l’humanité en décharge d’immondices. Ce type de réponses radicales à l’appel de l’excellence est devenu une règle de vie chez certains humains.

 

J. P. Sartre dira plus tard : «La violence n’est pas un moyen parmi d’autres d’atteindre la fin, mais le choix délibéré d’atteindre la fin par n’importe quel moyen.» Et d’ajouter : «La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec.»

 

Les actes humains portent le sceau de l’échec. Et de l’échec de l’humanité, il est devenu urgent d’en stopper le processus.

 

Je prends ma part de responsabilité de répondre de mes torts dommageables causés à Me Jean-Michel QUILLARDET et qu’il décrit lui-même dans ses différents courriers.

Publié dans Bâtonnier de Paris

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